A) L'Homme face au Vésuve en l'an 79
Pompéi a été bouleversée en plein hiver de l'an 62 par un tremblement de terre et toute la contrée avoisinante a subit le même fléau. Une grande partie des édifices de la ville a été endommagée. La cité n'est pas totalement relevée de cette catastrophe de 62 : en effet la plupart des édifices publics et privés sont encore en phase de consolidation et de restauration lors de l'éruption de 79.
En l'an 70 la cité subit une série de secousses telluriques : une partie des habitants - en particulier ceux qui ont peur qu'un séisme se reproduise - quittent la ville pour des lieux plus sûrs, vendant leurs possessions à très bas prix à des habitants qui acquièrent ainsi de grandes propriétés. Certains des riches propriétaires de villas suburbaines ou de demeures en ville ont fui la fournaise de la cité pour la fraîcheur du rivage, à une vingtaine de kilomètres.
A cette époque, les hommes ne connaissaient pas les phénomènes volcaniques qui peuvent causer des dégâts considérables. Par conséquent les habitants des alentours du Vésuve n'imaginaient pas que cette "montagne" puisse exploser et entraîner un tel cataclysme, ils ignoraient les significations de ces secousses telluriques. Ils ont été surpris et totalement impuissants face à cette éruption. Les moyens de prévention de cette époque étaient inexistants.
A l'heure actuelle, l'ancien site est transformé en une bibliothèque historique et un musée, le centre de suivi ayant été déplacé à Naples.
Au cours du temps, l'Observatoire du Vésuve a amélioré ses connaissances volcanologiques, notamment grâce au développement d'instruments scientifiques de mesure, comprenant également l'exploitation des relevés statistiques d'activité. Cela permet d'améliorer les prévisions à court terme des éventuelles éruptions volcaniques. La détection de tous les changements possibles des paramètres physico-chimiques du volcan est la base de la prédiction des éruptions volcaniques, car ces changements peuvent traduire la remontée du magma.
Les autorités italiennes ont élaboré un système d'évacuation par zone d'habitation. Il existe trois niveaux d'alerte en fonction des phénomènes précurseurs observés : l’attention, la pré-alarme, et l’alarme. Quand l'alarme se déclenche, la zone rouge doit être évacuée en 7 jours maximum ! Le nouveau plan en cours cherche à réduire à 3 jours cette période d'évacuation. Il est essentiel que ce délai soit le plus court possible car nul ne peut prévoir avec précision le temps qui séparera les premiers signes de l'éruption et la catastrophe elle-même.
Les autorités italiennes ont élaboré un système d'évacuation par zone d'habitation. Il existe trois niveaux d'alerte en fonction des phénomènes précurseurs observés : l’attention, la pré-alarme, et l’alarme. Quand l'alarme se déclenche, la zone rouge doit être évacuée en 7 jours maximum ! Le nouveau plan en cours cherche à réduire à 3 jours cette période d'évacuation. Il est essentiel que ce délai soit le plus court possible car nul ne peut prévoir avec précision le temps qui séparera les premiers signes de l'éruption et la catastrophe elle-même.
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